Новая версия сайта -> Свято-Елисаветинский монастырь
Accueil Написать Карта сайта
Свято-Елисаветинский Видеоканал Свято-Елисаветинский Читать Свято-Елисаветинский
«Tout chrétien est un peintre d’icônes»
Prêtre Serge Nezhbort

De nos jours ainsi qu’au courant de plusieurs siècles, il n’y a pas d’iconoclasme, les icônes ne sont pas détruites comme cela avait eu lieu aux VIIIe début du IXe siècles. Cependant, dans un sens, on peut dire que la lutte contre l’image Divine est poursuivie tout le temps. Elle est menée dans tout coeur parce que l’homme est une image Divine; le péché qui est dans notre coeur tâche de noircir cette image, de l’effacer.

Si on regarde l’histoire des beaux arts, on voit alors les racines de notre civilisation gésir dans l’antiquité. Cet art a été centré vers l’homme c’est-à-dire que l’homme était l’objet des arts plastiques. Les anciens ressentaient par intuition, par instinct qu’il a en l’homme un mystère et ils cherchaient à le deviner. Si on regarde l’art grec, l’art égyptien, c’est toujours une représentation de l’homme. Bien que l’homme est une image Divine, il y avait en cet homme un péché et c’est pour cette raison que l’icône ne pouvait pas apparaître en cette époque-là.

Lorsque le Christ, Dieu et homme, est venu dans ce monde c’est alors que nous voyons l’icône avec non seulement un homme, mais l’homme divinisé. C’est comme un pont en quelque sorte: d’une part, c’est Dieu qui s’est fait l’homme, mais d’autre part, c’est l’homme divinisé. Et voici que par l’icône nous voyons un vrai homme, une vraie beauté qui est en Christ. La civilisation chrétienne a mis au centre pas tout simplement un homme, mais Dieu et homme.

Malheureusement, le monde contemporain de nouveau place l’homme au centre, l’homme qui a le péché, qui est délabré et défiguré. Dans ce sens-là, la lutte contre l’icône est menée jusqu’à présent. Nous devons nous rendre compte que tout homme, tout chrétien est aussi un peintre d’icônes, dans un sens. Ce n’est obligatoire qu’il doit être un peintre d’icônes professionnel, mais s’il vit avec Dieu une icône est peinte alors dans son âme. Ce n’est pas lui seul, je pense, qui doit voir cette icône, mais aussi tous ceux qui l’entourent afin que les hommes puissent voir en nous quelque chose de particulier, qu’ils voient le Christ par l’intermédiaire de nos actes et nos paroles. Malheureusement, très souvent nous ne sommes pas un tel exemple.

Une fois, on m’a demandé de parler de l’icône à des gens qui ne sont pas du tout pratiquants. Ceci s’était passé dans un musée des beaux arts. Le guide avait dit: «Parlez, père, plus des miracles car les gens veulent savoir sur des miracles». J’ai eu une idée comme celle-ci: «Certes, nous savons tous qu’il y a des miracles qui se produisent des icônes devant lesquelles les gens prient. Le Seigneur opère des miracles pour la foi et par les prières de ces gens. Cependant, il y a aussi encore un miracle, celui de la création de l’icône. Qui est-ce qui peint les icônes? L’homme qui est si faible, qui a des collisions et des ennuis dans sa vie. Pourtant, à un moment donné le Seigneur produit par lui ce sacrement merveilleux. Et ceci est vraiment un miracle! Il est doux, il n’y a pas de tonnerre et de foudres, mais tout de même, c’est un miracle, c’est une beauté et elle est près de nous, dans le quotidien. Ce miracle se produit non pas parce que cet homme est très doué de talent, mais par les prières de toute l’Eglise».

Un prêtre a dit de très belles paroles: «Telle est la prière des gens, telle sera l’image que le peintre d’icônes réalisera». Si on entre dans la Galerie Tretyakov de Moscou et on regarde les icônes des XIV–XV siècles, on pourra voir alors comment les gens avaient prié en ce temps-là, comment avait été la hauteur spirituelle de la vie. Ceci a laissé une empreinte sur les icônes. Lorsque nous voyons les icônes contemporaines, on peut constater malheureusement que notre prière n’est pas comme celle qui avait été avant. Il faut comprendre que l’image que créent les peintres d’icônes contemporains dépend de notre prière. Je dis cela parce que j’ai une certaine relation avec la peinture d’icônes.

Texte tiré de l’homélie.

19.05.2016

Présentation / Vie de la Sainte Elisabeth / Monastère / Homélies / Service de charité / Dépendances du monastère / Ateliers / Pèlerinages / Don / contacts / Archive de nouvelles / Plan du site /
AccueilНаписатьКарта сайта